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Maladies du bois et de la vigne

Formation pour les professionnels

Connaissances et méthodes de protection. Les maladies du bois de la vigne représentent un des facteurs prépondérants du dépérissement de la vigne en France et en Europe. Par conséquent, une meilleure connaissance de ces maladies et des méthodes de protection vis-à-vis de celles-ci s’avère indispensable.

Maladies du bois et de la vigne

Formation

Les maladies du bois de la vigne représentent un des facteurs prépondérants du dépérissement de la vigne en France et en Europe.
Par conséquent, une meilleure connaissance de ces maladies et des méthodes de protection vis-à-vis de celles-ci s’avère indispensable.

La formation a pour but d’apporter les connaissances et compétences pour reconnaître les maladies du bois, comprendre leur développement et mettre en œuvre les méthodes de gestion de ces maladies, de la pépinière au vignoble.

Une part importante de la formation portera sur les méthodes culturales au vignoble telles que la taille, le curetage et le regreffage en analysant leurs impacts technique, technologique et économique.

À qui s’adresse cette formation ?

  • Techniciens
  • Chefs de culture
  • Enseignants
  • Conseillers

Prérequis

  • Connaissances de base en biologie végétale, en viticulture

Contenus et objectifs

Objectifs de la formation

  • Savoir reconnaitre les maladies du bois (symptômes, période de développement)
  • Connaître les facteurs favorisant leur développement
  • Etre capable d’appréhender la gestion de ces maladies par une approche globale de la pépinière au vignoble
  • Evaluer les avantages et les inconvénients des différentes méthodes de lutte culturales d’un point de vue technique, technologique et économique

Programme de la formation

  • Introduction du programme de formation
    • Les maladies du bois de la vigne, un dépérissement majeur de la vigne
  • Définir les maladies du bois
    • Les différents syndromes : symptomatologie
    • Les critères et périodes de reconnaissance
  • Connaître les facteurs favorisants et les différentes méthodes de lutte en pépinière et au vignoble
    • État des connaissances des facteurs biotiques et abiotiques impliqués dans les maladies du bois
    • Gestion intégrée des maladies du bois
      Prévention des maladies par des actions en pépinière
      Gestion des maladies du bois au vignoble : approche globale et tour d’horizon des différentes pratiques en apportant un regard critique
  • Étudier les effets de la taille, du curetage et du re-greffage
    • Présentation des différentes méthodes et impact sur la physiologie de la plante
    • Résultats d’essais expérimentaux au vignoble d’essais sur l’efficacité des méthodes sur les maladies du bois et leur impact technologique (vendange et vinification)
  • Analyser les coûts économiques des différentes pratiques de gestion des maladies du bois
    • Comparaison des différentes pratiques telles que la complantation, le regreffage et le curetage
    • Études de cas.

Informations techniques

Modalité

Présentiel

Nombre de stagiaires

de 5 à 20

Format et lieu de la formation

Bordeaux Sciences Agro, Gradignan (33)

Méthodes pédagogiques

Supports pédagogiques

Méthode pédagogique active, exposés, échanges sur les pratiques, remise de documents

Enseignants

Contact et inscription

Modalités de financement

Plan de développement des compétences | OPCO | France Travail | Financement personnel

Contact administratif

Inscriptions et financements

Audrey Ricordi

“C’est très épanouissant de faire naître un produit à partir d’une matière première”

Audrey Ricordi - Maître de Chai | Château Brane-Cantenac

Vigne & Vin Diplôme d'ingénieur

Je m’appelle Audrey Ricordi. Du coup, je suis diplômée de Bordeaux Sciences Agro en 2017 suite à une spécialisation viticulture œnologie avec un double-diplôme d’oenologue.

Je suis maître de chai au Château Brane-Cantenac à Margot et ce que j’aime le plus dans mon travail c’est la pluridisciplinarité. C’est-à-dire que voilà, je fais plein de choses différentes et donc mon quotidien c’est pas quelque chose de routinier. Je peux faire de la R&D, de la qualité, du management, de la représentation. Donc c’est très épanouissant.

Du coup sur une année type donc en fonction d’une campagne donc je vais avoir la production, faire naître un produit à partir d’une matière première. Donc ça c’est le cœur de mon travail. En parallèle de ça, je vais pouvoir faire de la veille scientifique pour pouvoir optimiser des process, la RSE pour l’écriture de protocole, pour optimiser certains process et certaines façons de travailler. L’encadrement de stagiaire aussi, des activités managériales, j’ai des représentations aussi donc présenter le vin, beaucoup de dégustation.

L’esprit critique, c’est la première chose. Donc savoir se remettre en question, savoir aussi organiser son travail et en tirer le maximum d’efficience. Voilà, creuser un sujet prédéfini en se disant qu’il faut qu’on aille plus loin parce que c’est pas forcément quelque chose qu’on a dans nos compétences premières, mais on va chercher l’information pour devenir meilleur et pour devenir expert dans un domaine. Donc ça me plaît beaucoup. C’est associé aussi à de la rigueur qui peut amener un peu plus de précision dans notre travail. Donc je dirais voilà l’esprit critique, esprit de synthèse, organisation, travail d’équipe aussi parce qu’on en parle pas mal ce qui est vie associative aussi permet de développer de développer ça les projets qu’on a en commun permet de développer le travail travail en équipe, les positions aussi hiérarchiques qu’on peut prendre.

Pour moi c’est le BDE. Voilà, du coup, j’étais donc j’étais vice-présidente du BDE dans l’organisation aussi des Interagros et c’est vrai que c’est quelque chose auquel on pense pas forcément quand on sort d’école en se disant que ça fait partie de ce qu’on a appris mais oui des gestions de budget, des gestions de projets. Donc je les encourage aussi à faire de faire partie de la vie associative de l’école parce que ça amène des compétences en plus de celles qui sont offertes par le cursus et des bons moments.

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Pauline Comin
“Aujourd’hui c’est moi qui gère des personnes au quotidien et qui gère le vignoble dans sa (...)”

Pauline Comin - Responsable Viticole | Château Quintus

Marine Morel
“J’ai envisagé la thèse comme une poursuite naturelle de mon travail, plutôt que comme un r (...)”

Marine Morel - Doctorante CIFRE à l’UMR EGFV (INRAE)

Anne-Marie Costa Prezeau
“Ce que je trouve passionnant dans la filière viticole c’est cette capacité à transformer u (...)”

Anne-Marie Costa Prezeau - Responsable de site | Vignerons de Tutiac

Karin Reyes 

“Grâce à cette formation, nous avons pu anticiper certaines difficultés et identifier les bons leviers d’action. ”

Karin Reyes  - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2015

Vigne & Vin Mastère spécialisé

Bonjour, je m’appelle Karine Reyes.

Aujourd’hui, je suis directrice générale adjointe chez Vinet-Delpech, chez Fraternité 89 et chez Val-des-Trèfles, soit dans deux sociétés d’exploitation agricole et une société de négoce.

J’ai un parcours d’ingénieure agronome. Je suis d’origine péruvienne et j’ai étudié l’agronomie au Pérou.

Ensuite, je me suis spécialisée en œnologie à la Faculté d’Œnologie de Bordeaux dans les années 2005.

Puis, dix ans plus tard, j’ai intégré la promotion 2014-2015 du Master spécialisé Manager de Domaines Viticoles de Bordeaux Sciences Agro.

Voilà pour mon parcours académique.

Pour moi, suivre cette formation était quasiment une nécessité.

J’avais travaillé pendant près de dix ans pour les Vignobles Garcin, qui regroupaient plusieurs structures : trois sociétés d’exploitation, trois GFA et une maison de négoce.

J’ai travaillé en étroite collaboration avec Madame Garcin-Cathiard, présidente du groupe, ainsi qu’avec Patrice Lévesque, directeur des vignobles.

Cette confiance et cette implication dans différentes missions m’ont rendue très polyvalente.

Mais j’ai ressenti le besoin d’apprendre, de manière académique, comment gérer une propriété viticole.

J’ai donc interrogé mon réseau, recueilli plusieurs témoignages et finalement déposé ma candidature.

La sélection était exigeante et, n’étant pas particulièrement à l’aise avec les concours ou les sélections, cela représentait un défi pour moi.

Finalement, j’ai été admise et j’ai intégré le master en 2014-2015.

Cette formation m’a apporté énormément de réponses aux questions que je me posais déjà dans ma pratique professionnelle au sein des Grands Crus.

Par la suite, une opportunité s’est présentée dans une multinationale où j’ai pu mettre en pratique les enseignements du master, notamment sur les aspects financiers, juridiques, marketing, communication, gestion d’entreprise agricole et agroalimentaire, ainsi que sur les sujets liés à la qualité, la sécurité et l’environnement.

Cette formation ne m’a pas seulement apporté des connaissances.

Elle a aussi répondu à de nombreuses interrogations professionnelles et m’a permis de transmettre ces compétences aux différentes équipes que j’ai ensuite encadrées.

J’ai managé des middle managers, des managers, des ingénieurs, des ouvriers, de différentes nationalités et cultures.

Grâce à cette formation, j’ai pu atteindre les objectifs professionnels que je m’étais fixés.

Là où le master a été un véritable atout, c’est lorsqu’une des sociétés du groupe s’est retrouvée en difficulté.

On m’a alors demandé de réaliser un audit à travers l’entreprise de conseil que j’avais créée.

J’ai commencé comme consultante indépendante et j’ai mené cet audit.

J’ai identifié différents leviers d’action : réduction des charges, augmentation des ventes et amélioration de la performance globale dans un contexte de crise et d’incertitude géopolitique.

Les propriétaires ont été satisfaits du travail réalisé.

Cependant, la situation de redressement judiciaire d’une des sociétés limitait mon intervention directe.

J’ai donc principalement accompagné et conseillé la famille.

Le master a été particulièrement utile dans cette situation.

Lorsque l’on travaille au sein d’une entreprise, on apprend à lire les détails, à analyser les comptes, à comprendre les grands livres comptables et à identifier précisément les leviers d’action.

C’est facile à dire, mais beaucoup plus difficile à mettre en œuvre.

Grâce à cette formation, nous avons pu anticiper certaines difficultés, réduire les charges et améliorer progressivement les ventes.

Cela a contribué à clarifier les perspectives de sortie de crise.

Dans mon quotidien, le principal apport du master a été le management.

J’ai eu l’opportunité d’encadrer des équipes multiculturelles et composées de profils très variés.

J’ai toujours cherché à trouver le juste équilibre entre exigence et bienveillance.

Cet équilibre m’a permis de gérer au mieux des collaborateurs de cultures, de nationalités et de niveaux de responsabilité très différents.

Cela va d’un ouvrier agricole jusqu’à un cadre responsable de plusieurs centaines d’hectares.

Aujourd’hui, je considère que la dimension humaine est l’un des enseignements les plus précieux de cette formation.

Bien sûr, les aspects financiers, commerciaux ou stratégiques sont essentiels.

Mais la gestion des femmes et des hommes reste fondamentale.

Aux futurs candidats, je conseillerais d’acquérir un peu d’expérience professionnelle avant d’intégrer cette formation.

Cela permet de mieux comprendre les enseignements et de leur donner davantage de sens.

Je leur conseillerais également de ne manquer aucun cours et de prendre très au sérieux tous les travaux pratiques et les audits.

Il faut être rigoureux avec les chiffres.

Une simple erreur de saisie peut avoir des conséquences importantes.

Et surtout, il faut conserver l’envie d’apprendre.

On apprend à tout âge.

Plus vous serez curieux et impliqués, plus cette formation vous apportera de valeur et vous aidera à atteindre vos objectifs.

Le message que j’aimerais adresser aux futurs étudiants est simple :

Soyez humbles.

L’humilité aide à progresser, à apprendre et à continuer d’évoluer tout au long de sa carrière.

Je remercie infiniment la famille Delanoë-Vinet pour la confiance qu’elle m’accorde et pour l’opportunité qu’elle m’a donnée de les accompagner sur les plans viticole, œnologique et managérial.

J’espère continuer à être à la hauteur de cette confiance.

Nous formons aujourd’hui une belle équipe.

Le président-directeur général est lui aussi un ancien élève de Bordeaux Sciences Agro.

Comme quoi, les chemins se croisent parfois plusieurs années plus tard.

Nous nous étions déjà rencontrés au sein du réseau des anciens, sans imaginer que nous travaillerions un jour ensemble.

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Mathieu Eyheramouno
“Le mastère forme aussi de futurs repreneurs d’exploitations. ”

Mathieu Eyheramouno - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2021

Stéphane Apelbaum
“Cette formation m’a apporté la crédibilité que j’ai aujourd’hui. ”

Stéphane Apelbaum - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2011

Mathieu Eyheramouno

“Le mastère forme aussi de futurs repreneurs d’exploitations. ”

Mathieu Eyheramouno - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2021

Vigne & Vin Mastère spécialisé

Je suis Mathieu Eyramouno et je suis un ancien du Master Manager de Domaine Viticole de Bordeaux Sciences Agro.

Je suis sorti en 2021 après deux années d’alternance que j’ai réalisées à l’EARL Charles-Essiet, qui est la propriété viticole de mes beaux-parents.

Nous avons 13,76 hectares de vignes en Haut-Médoc et j’y exerce aujourd’hui le poste de vigneron optimiste et polyvalent.

Je travaille directement avec mes beaux-parents. Nous sommes trois sur la propriété.

Que dire d’autre ?

J’ai suivi la formation du master en alternance sur deux ans.

Ce qui a été particulièrement intéressant, parce que ne venant pas initialement du monde de la production, j’ai pu à la fois me former sur le terrain avec mon beau-père et acquérir une vision globale de la gestion de la propriété grâce aux enseignements du master.

Pourquoi cette formation ?

C’est une excellente question parce que, comme beaucoup d’étudiants susceptibles de postuler au master, je n’avais pas de formation agricole à l’origine.

J’ai fait une école de commerce après deux années de classe préparatoire.

J’ai ensuite occupé un premier poste de commercial dans le négoce.

Et puis arrive un moment où l’on s’arrête et où l’on se dit : « En fait, ce n’est peut-être pas exactement ce que je veux faire. »

Heureusement, le Covid est passé par là.

Nous étions confinés dans la propriété familiale du Médoc.

Pendant deux mois, nous nous sommes retrouvés dans ce Médoc à l’arrêt. Et c’était extraordinaire.

C’est là que j’ai ouvert les yeux sur un métier avec lequel j’étais pourtant déjà en contact puisque je vendais du vin et du champagne.

Mais voir la vigne, comprendre que l’on produit du raisin et qu’avec ce raisin on fait du vin, tout a pris sens à ce moment-là.

En discutant avec mes beaux-parents, nous nous sommes accordés pour que je puisse suivre cette formation en alternance.

Le format sur deux ans est également intéressant parce qu’une partie du financement est prise en charge pour l’entreprise.

Et dans le contexte économique actuel, ce n’est pas négligeable.

Grâce à cela, j’ai pu suivre ce master pendant deux ans.

Pourquoi ce master plutôt qu’une autre formation ?

Évidemment, je me suis rendu compte que je voulais devenir vigneron.

Plusieurs options s’offraient à moi.

Je pouvais notamment m’orienter vers un BTS Viticulture-Œnologie, beaucoup plus technique.

Mais ce qui m’a convaincu dans le master, c’est justement toute la partie gestion et pilotage de l’entreprise.

Avec le recul, ce qui est également intéressant, c’est que la majorité de mes camarades de promotion avaient déjà une expérience professionnelle.

Cette expérience donne immédiatement du recul par rapport aux enseignements.

Quand on suit un cours de comptabilité générale après avoir travaillé en entreprise, tout prend sens.

Les lignes du bilan ne sont plus abstraites : on sait ce qu’elles représentent.

C’est ce qui rend les enseignements beaucoup plus concrets.

Le master a été extrêmement riche sur toute la partie gestion et pilotage.

J’avais déjà vu les bases de la finance, du marketing ou de la comptabilité dans mon école de commerce, mais de manière très généraliste.

Ici, tout était appliqué au monde viticole.

Les audits

Un mot également sur les audits qui font partie du programme.

Ce sont des mises en situation concrètes sur des problématiques réelles rencontrées par des exploitations viticoles.

J’ai beaucoup aimé ce format parce qu’on travaille sur des entreprises existantes et que l’on se met réellement au service de l’exploitant pour l’aider à identifier des solutions.

Cela peut concerner le marketing, la gestion financière ou encore l’organisation de l’entreprise.

Les grands principes sont importants, mais la réalité du terrain reste toujours différente.

On ne conduit pas un vignoble bordelais comme on conduit un vignoble en Champagne.

La gestion au quotidien

La gestion permet de savoir où l’on en est et d’anticiper les charges à venir.

Par exemple, sur notre propriété, nous ne sommes que deux à travailler à temps plein et nous faisons appel à une entreprise extérieure pour certaines tâches comme la taille ou l’épamprage des merlots.

Ce sont des charges que l’on connaît à l’avance.

On peut donc anticiper la trésorerie.

Et aujourd’hui, chaque euro compte.

Si je n’avais pas été sensibilisé à ces sujets grâce au master, je me serais probablement arrêté au simple calcul du coût salarial.

Mais il y a tout ce qui gravite autour du fonctionnement d’une entreprise.

Les intervenants professionnels

Les intervenants professionnels apportent énormément.

Ils viennent partager leurs expériences de terrain.

On n’a pas uniquement le regard académique d’un enseignant.

On bénéficie aussi du retour de dirigeants, de consultants, de responsables d’institutions ou d’entreprises.

Cela apporte une vision très actuelle du secteur.

Les cours évoluent constamment avec l’actualité du vin.

Et surtout, le master repose énormément sur les échanges.

Nous ne sommes pas simplement derrière un ordinateur à prendre des notes.

Nous débattons, nous confrontons nos points de vue, nous apprenons les uns des autres.

Le réseau

Je me souviens notamment de la soutenance de Romain Trastour, qui avait créé son cabinet de conseil en œnologie.

Deux ans plus tard, je l’ai recontacté pour intervenir sur notre propriété.

Nous avons commencé à travailler ensemble à partir des vinifications 2023.

Son regard extérieur nous a aidés à remettre en question certaines pratiques historiques.

Il nous a également poussés à créer de nouvelles cuvées et à faire évoluer notre style de vinification.

C’est un très bon exemple de ce que permet le réseau créé pendant le master.

Les promotions se croisent, les échanges continuent et des projets naissent.

Message aux futurs candidats

J’encourage évidemment les étudiants à suivre cette formation.

Mais j’aimerais aussi m’adresser aux professionnels.

Je prends l’exemple de mes beaux-parents, qui ont financé mon alternance pendant deux ans.

Cela a été extrêmement utile.

J’ai pu réaliser mon audit final directement sur la propriété familiale et appliquer concrètement tous les outils vus pendant la formation.

Le master forme aussi de futurs repreneurs d’exploitations.

À une période où de nombreux viticulteurs partent à la retraite sans successeur, cela représente un véritable enjeu.

Le format alternance permet de transmettre progressivement les connaissances tout en préparant l’avenir de l’entreprise.

Conclusion

Je voudrais remercier mes beaux-parents, Éric et Nadine Charles-Essiet, de m’avoir permis de suivre ce master en alternance.

Et j’encourage tous les jeunes, mais aussi les moins jeunes, à s’engager dans cette formation.

Nous traversons une période complexe, mais je suis convaincu qu’il existe de nombreuses solutions.

J’y crois profondément.

Que ce soit à l’échelle des appellations, des propriétés ou des réseaux professionnels, nous pouvons construire l’avenir ensemble.

Il existe de nombreuses façons de mettre en valeur la qualité du travail réalisé à la vigne et au chai.

Et je pense qu’il est essentiel de rester optimiste.

Parce qu’on va s’en sortir.

Et plus nous serons nombreux à porter ce message, plus nous convaincrons les consommateurs de redécouvrir les vins de Bordeaux.

Et surtout, de continuer à prendre du plaisir.

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Karin Reyes 
“Grâce à cette formation, nous avons pu anticiper certaines difficultés et identifier les b (...)”

Karin Reyes  - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2015

Stéphane Apelbaum
“Cette formation m’a apporté la crédibilité que j’ai aujourd’hui. ”

Stéphane Apelbaum - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2011

Stéphane Apelbaum

“Cette formation m’a apporté la crédibilité que j’ai aujourd’hui.”

Stéphane Apelbaum - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2011

Vigne & Vin Mastère spécialisé

Je m’appelle Stéphane Appelbaum. Je suis venu à Bordeaux dans les années 80. Mon père était négociant en vin en Suisse et c’est ce qui m’a amené à Bordeaux. Il avait acheté une propriété viticole.

Par la suite, j’ai fait Bordeaux Sciences Agro, qui était à l’époque l’ENITA, dans la promotion 2011-2013. Suite à cette formation, j’ai créé une société qui s’appelle Optimum Vineyard et qui, aujourd’hui, réalise des audits d’acquisition et gère également des propriétés viticoles sur la région bordelaise pour des investisseurs étrangers.

Alors, ce qui m’a motivé à suivre cette formation, c’est que je gérais pour le compte de mon père deux propriétés familiales à Saint-Émilion. Mon père était négociant en vin en Suisse et ne venait donc sur les propriétés que rarement.

Évidemment, il fallait faire la comptabilité, il fallait suivre les chiffres. Il y avait tout un pilotage et une gestion financière. Et je ne comprenais pas.

Je ne comprenais pas pourquoi, lorsque je recevais des bilans, ils étaient positifs sur le plan comptable alors que la trésorerie était dégradée. Je ne comprenais rien et, à vrai dire, cela ne m’intéressait absolument pas.

Moi, ce que j’aimais avant tout, c’était être sur un tracteur, dans la vigne, dans un chai ou éventuellement parler de mon vin à des clients. Mais je ne comprenais rien aux chiffres.

Puis un jour, je me suis fâché avec mon père et j’ai été amené à réaliser des audits pour le compte d’un ami qui m’a demandé d’évaluer une propriété destinée à la plantation de vignes.

Je ne voulais pas le faire parce que ce n’était pas mon métier, mais je l’ai fait.

Quand j’ai rendu mon rapport à ce client, qui était quelqu’un d’assez aisé et qui avait vu passer de nombreux rapports dans sa vie, il m’a dit qu’il était très impressionné par le résultat.

Il m’a simplement posé une question : « Où sont les chiffres ? »

Je lui ai expliqué que je ne connaissais rien aux chiffres et que j’étais nul dans ce domaine.

Il m’a répondu : « Mets des chiffres dans tes rapports. Tu verras, tu seras encore plus crédible et tu pourras gérer beaucoup plus de dossiers. »

Et curieusement, la vie est ainsi faite. Quelques jours après cette rencontre, j’ai croisé un voisin qui suivait ce master.

Il m’a dit : « C’est un master qui aborde la propriété viticole non seulement par l’aspect technique, mais aussi par les chiffres. »

Je me suis dit que c’était quand même fou.

Je me suis donc intéressé à cette formation.

J’ai été admis et ce qu’elle m’a apporté est immense. Elle m’a tout apporté.

Elle m’a permis de créer ma société par la suite et de pouvoir discuter avec des comptables, des avocats, des clients, des investisseurs, de réaliser des business plans, de construire des itinéraires techniques cohérents et rentables.

Je lui dois beaucoup, et notamment la crédibilité dont je bénéficie aujourd’hui.

Oui, elle m’a aidé dans le sens où j’ai pu aborder la gestion d’une propriété à travers les chiffres et être capable de parler d’égal à égal avec des personnes qui gèrent beaucoup d’argent.

Quand il s’agit de parler d’agronomie, de vin ou de viticulture, cela m’est plutôt facile. C’est un domaine que je maîtrise assez bien parce que c’est ma passion.

Le master m’a permis de pouvoir échanger avec ces personnes-là, de transmettre ma passion du vin et de la vigne, mais aussi de discuter avec leurs comptables, nos comptables, des avocats, de construire des prévisionnels crédibles et d’élaborer des budgets.

Aujourd’hui, nous fonctionnons entièrement avec des budgets.

Nous établissons un budget annuel et nous réalisons des reportings financiers tous les mois.

Si je n’avais pas suivi cette formation, je n’aurais jamais pu réaliser ces reportings financiers ni gérer des budgets.

Tout simplement.

En plus, ce master m’a permis de me rassurer sur mes compétences techniques.

J’ai tout appris sur le terrain.

J’ai tout appris par observation.

J’ai une formation de journaliste, qui m’a appris à analyser les choses et à appliquer ce qu’on appelle la technique de l’entonnoir.

Grâce au journalisme, j’ai appris à observer, analyser et comprendre. J’ai ensuite appliqué cette méthode au monde du vin et de la vigne.

Tout ce que j’ai appris, je l’ai appris sur le terrain, de manière totalement empirique, ou grâce à des personnes qui ont accepté de me transmettre leur savoir.

Lorsque je suis arrivé à Bordeaux Sciences Agro, j’ai suivi des cours techniques.

Et j’ai été assez fasciné de constater que ce que j’avais appris de manière empirique se retrouvait validé par des enseignements techniques et scientifiques.

Le principal impact auprès de mes clients, c’est de pouvoir dire que j’ai suivi le Master de Gestion des Domaines Viticoles.

C’est une carte de visite importante qui apporte beaucoup de crédibilité.

Comme je souffre parfois du syndrome de l’imposteur, j’avoue que c’est une ligne qui fait du bien.

Mais ce n’est pas seulement cela.

Comme je l’ai déjà dit, il y a la crédibilité, mais aussi l’approche globale d’une propriété viticole.

Qu’il s’agisse d’agronomie, de gestion, de sécurité ou encore de ressources humaines, la formation permet d’aborder toutes les facettes de la gestion quotidienne d’une propriété.

Je ne me focaliserais donc pas sur un atout particulier. Je dirais que c’est un ensemble.

Pour moi, cette formation a eu encore plus de sens parce que j’avais déjà derrière moi plus de vingt-cinq ans d’expérience de terrain.

La résonance a donc été particulière.

Elle m’a permis de vérifier que ce que je savais reposait sur des bases solides.

Et pouvoir dire : « J’ai fait Bordeaux Sciences Agro », apporte une véritable crédibilité.

Le message que je voudrais adresser aux futurs candidats, c’est d’abord de croire que la viticulture n’est pas un domaine du passé.

C’est un métier d’avenir.

Mais c’est aussi un métier qui doit être complètement réinventé.

Aujourd’hui, nous sommes confrontés à des problématiques majeures que les générations futures devront continuer à gérer.

Le changement climatique en fait partie.

Il existe encore des climato-sceptiques, mais dans le monde de la viticulture, ce serait une erreur de penser qu’il n’y a pas de changement climatique.

Je n’aime pas parler de réchauffement climatique. Je préfère parler de changement climatique.

Les raisins qui rentraient autrefois à 12,5° arrivent aujourd’hui naturellement à 14,5°, 15,5°, voire parfois davantage.

C’est un sujet passionnant.

Je pense également que les arrachages que Bordeaux connaît actuellement sont un mal pour un bien.

La monoculture a appauvri la biodiversité.

Il faut saisir cette opportunité pour créer des domaines plus diversifiés et plus résilients.

Je pense que le master peut apporter des éléments de réflexion sur ces sujets, ou tout du moins les aborder, car ce sont les enjeux de demain.

Pour finir, je dirais que, que l’on soit riche ou pauvre, l’argent ne fait pas la qualité d’un raisin.

La qualité vient de la passion que l’on met dans son vignoble et dans chaque pied de vigne.

Un pied de vigne, c’est une sculpture. On le façonne.

Et je suis persuadé que si on lui parle gentiment, il vous rend ce que vous lui donnez.

C’est pour cela qu’il n’y a pas que le côté rationnel dans l’approche du végétal.

Je remercie Bordeaux Sciences Agro de m’avoir permis de suivre cette formation et de pouvoir aujourd’hui exercer ce métier et avoir créé ma propre entreprise.

Et puis, je voudrais dire aux futurs étudiants de cette formation qu’il y a une citation de Mark Twain que j’aime beaucoup :

« Ils l’ont fait parce qu’ils ne savaient pas que c’était impossible. »

Et je trouve que ce métier mérite qu’on s’y engage pleinement.

Parce que c’est un métier d’avenir.

Alors faites-le, justement parce que ce n’est pas impossible.

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Karin Reyes 
“Grâce à cette formation, nous avons pu anticiper certaines difficultés et identifier les b (...)”

Karin Reyes  - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2015

Mathieu Eyheramouno
“Le mastère forme aussi de futurs repreneurs d’exploitations. ”

Mathieu Eyheramouno - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2021

Nicholas Wasieleski

“Before coming here, I studied in Wisconsin, USA, to be a teacher”

Nicholas Wasieleski - Student of the Bachelor's degree in Viticulture and Enology

Vigne & Vin Bachelor

Many international students come from all over the world, for double degree programs, Erasmus+ mobility, the Bachelor Viticulture and Enology or the Master of Science Vineyard and Winery Management…
In a few words, they describe their backgrounds, experiences and impressions… What’s it like to be an international student at Bordeaux Sciences Agro?

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Jeanne Collard
“J’accompagne les entreprises dans le financement de leurs projets d’innovation ”

Jeanne Collard - Consultante en financement de la transition | KPMG Avocats

Laure Gosselin
“J’accompagne un projet de l’acquisition de la parcelle jusqu’à sa construction ”

Laure Gosselin - Cheffe de projet | Corsica Sole

Noémie Bataille
“Comprendre les pratiques agricoles pour mieux préserver la biodiversité ”

Noémie Bataille - Chargée d'études biodiversité | Institut de l'élevage

Trois nouveaux Bachelors Agro à Bordeaux Sciences Agro !

FormationL'école

À la rentrée de septembre 2026, Bordeaux Sciences Agro lance trois nouvelles formations : les Bachelors Agro, conçus et déployés en partenariat avec des établissements d’enseignement technique agricoles, accessibles après un bac+2, pour répondre aux grands enjeux de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement.

Des formations concrètes, en lien direct avec les filières et les entreprises, pour développer des compétences recherchées et construire pas à pas le projet professionnel des étudiants.

Trois parcours de Bachelor Agro proposés à Bordeaux Sciences Agro :

Une opportunité réelle pour les étudiants souhaitant valoriser leur BTS et se spécialiser dans des secteurs d’avenir.

Wilfrid Groizard

“Le mastère spécialisé : le programme qui a permis d’élever mon niveau de jeu”

Wilfrid Groizard - Directeur général adjoint du château Latour-Martillac

Vigne & Vin Mastère spécialisé

Bonjour, Wilfried Groisart, je suis le directeur général adjoint du château Latour-Martillac,
donc un cru classé de Graves en appellation Pessac-Léognan.
Je travaille à la propriété depuis fin d’année 2013 et j’ai fait le master en 2018-2019.
Le château Latour-Martillac, c’est une propriété familiale qui appartient à la famille Kressmann depuis 1930, bientôt centenaire.
Le vignoble fait un peu plus de 50 hectares de vignes, 80% de vignes de rouge et 20% de vignes de blanc.
Alors, sur cette formation, j’ai été recruté en 2013 avec la perspective de prendre la direction de la propriété.
Moi, j’ai une formation initiale qui n’a rien à voir avec l’univers du vin.
J’ai fait une formation, j’ai fini mes études avec un DESS de gestion des télécoms, médias et télévision.
J’ai commencé ma carrière professionnelle dans les médias et j’ai démarré à travailler dans le vin en 2007,
en arrivant sur Bordeaux.
Avant, je n’habitais pas Bordeaux.
Et donc, voilà, dans ce processus de recrutement,
j’ai été recruté d’abord comme directeur commercial et marketing.
Et je me suis rendu compte, au fil des années, qu’il allait me manquer un certain nombre de choses
pour pouvoir prendre la direction du domaine sur les plans techniques, sur les aspects financiers.
Donc, vers début 2018, on a eu des discussions sérieuses avec les dirigeants de l’entreprise
pour trouver la bonne formule, le bon programme de formation pour justement me permettre d’élever mon niveau de jeu.
Et donc, le master est arrivé assez vite dans les possibles formations.
Il y avait des MBA, il y avait un certain nombre de choses.
Mais c’est vrai que sur la dimension concentration de la formation, sur un an,
la formation était également à Bordeaux.
Donc, c’était assez pratique.
Je n’ai pas été remplacé pendant cette année de formation.
Et donc, j’ai pu, pendant les pauses, le soir, continuer de faire mon travail en plus de la formation.
Donc, ce qui m’a plu sur cette formation, c’était qu’il y avait à la fois des aspects gestion.
Et moi, je viens de ma formation initiale étant gestion, mais pas appliquée au vin.
Donc, il y a quand même un certain nombre de règles, de spécifications sur cette formation, sur le monde du vin.
Et puis, des aspects techniques que je maîtrisais, que je ne maîtrisais pas du tout.
Je maîtrise un peu plus, mais je ne suis pas devenu un technicien avec cette formation.
Voilà. Par contre, je sais parler à des techniciens, notamment grâce à cette formation.
Moi, j’ai vraiment eu l’impression qu’il y avait un avant et un après.
Alors, il y avait la famille qui savait pourquoi elle m’avait recruté.
Mais il y avait également les cadres techniques.
Donc, voilà, ce n’était pas forcément évident.
Je n’ai pas eu un parcours professionnel entièrement dédié au monde du vin.
Donc, il y a vraiment eu un avant et un après.
Quand je suis parti à la formation, j’étais vraiment vu comme un directeur commercial.
Et j’ai vraiment ressenti, quand je suis revenu, j’étais le futur directeur de la propriété,
avec une ouverture sur tout un tas de sujets et de problématiques techniques.
Et c’était là où j’avais besoin de monter en compétences.
Dans le cadre de la formation, ce qui était très bien également, c’est que, n’étant pas technicien,
j’ai fait un stage de vinification.
Donc, j’ai fait au château Bechevel pendant un mois, au mois d’octobre 2018,
pendant les vinifications 2018.
Et ça a été très utile aussi de faire des décuvages, de faire toutes les analyses,
de faire les remontages.
Voilà, tous les travaux de chez.
J’ai fait mes gammes aussi au chez.
Et c’était vraiment intéressant.
Donc, voilà, moi, ce que j’ai vraiment trouvé intéressant, c’est cet avant et cet après,
où on a pris du recul aussi sur l’activité et on apprend plein de choses.
Alors, c’est assez difficile de répondre avec un point particulier.
Moi, je noterai plus et je soulignerai plus la globalité de la formation.
C’est enrichissement, en fait, le fait d’aborder tant de sujets variés, techniques,
de dégustation, du chez, comptable, tous ces éléments, ça donne vraiment une grande richesse
et une chance vraiment d’avoir un panorama complet.
Encore une fois, je n’ai pas une carrière entièrement destinée au vin.
Et c’était vraiment intéressant d’avoir tous ces angles de vue.
Il y a eu des qualités des intervenants qui étaient remarquables.
Je me souviens de juristes sur des questions de Beau.
Et ça, on a eu l’occasion aussi de partir quelques jours, visiter des vignobles dans le Languedoc,
avec les professeurs.
Et donc, on a visité des vignobles où c’était des anciens élèves qui avaient appliqué,
qui avaient tracé leur chemin, avaient leurs convictions.
Et c’était hyper intéressant.
C’était vraiment très, très riche.
Parce que bon, il y a une formation où on va donner, on va dire, des principaux jalons.
Mais derrière, c’est après, c’est conviction.
Et il y a autant de possibilités que de vignerons.
Donc ça, c’était remarquable.
On a fait des salons professionnels.
Donc moi, c’est vraiment cette globalité des enseignements, la richesse des intervenants.
Je me souviens d’avoir vu certains de mes clients négociants
qui venaient nous expliquer le rôle du négoce à Bordeaux.
Donc c’était intéressant.
Et un dernier point vraiment important, c’était aussi dans les participants.
Donc nous, on était 16 ou 17 dans la formation avec des parcours très différents.
Des gens, il y avait le plus jeune, sortait de son DNO.
Et donc, il voulait une spécialisation supplémentaire.
Bon, maintenant, il est parti en Ardèche et il fait des excellents vins.
Il fait partie des vignerons prometteurs dans cette région.
Il y avait des personnes en reconversion.
Il y avait des personnes qui devaient reprendre des domaines familiaux,
qui s’interrogeaient, voilà.
Et puis, donc, il y avait des différences.
Et puis, des différences d’âge aussi.
Je me souviens qu’à l’époque, on faisait partie des plus anciens.
Mais il y avait des gens qui étaient dans la quarantaine bien établies
et qui suivaient la formation.
Et puis, il y avait des trentenaires, des jeunes trentenaires.
Donc, c’est aussi très, très riche de travailler.
Parce que vraiment, dans la formation, il y a tout un tas d’ateliers où on travaille ensemble.
Il y a un peu un tirage au sort entre les personnes.
Alors bon, il y en a certains qui bossent plus que d’autres.
Mais on crée des liens.
Et aujourd’hui, moi, je suis toujours en contact avec un certain nombre de personnes.
Et en fait, ça fait un petit réseau supplémentaire avec de l’entraide.
Quand il y en a un ou une qui cherche un boulot.
Voilà.
Quand on entend parler d’eux.
Donc, voilà, on se fait un réseau avec des gens qui ont suivi la même formation,
qui ont des parcours différents, mais avec un partage de sensibilité, de conviction.
Donc, c’était vraiment intéressant.
Et c’est très riche.
La formation a été très riche humainement.
Et il y a eu un large choix de sujets abordés.
C’était vraiment très intéressant.
Je dirais, pour répondre à cette quatrième question, que la formation, elle existe en un an ou deux ans.
Moi, je privilégierais le format un an.
Parce que c’est tellement dense, intense.
Il faut vraiment s’immerger, qu’on soit en réorientation ou en franchissement d’un nouveau stade professionnel.
Moi, je le vois plus sur une formation d’un an.
Par rapport à d’autres formations qui existent, elle est principalement en français aussi.
Donc, c’est confortable quand même pour…
Ce n’est pas la même chose quand on n’est pas anglophone de devoir comprendre des sensibilités en anglais,
où le discours s’applique en français.
Donc, ça, c’est bien.
Et je trouve qu’elle est suffisamment condensée.
Elle est riche parce que, bon, quand on n’est pas technicien, on a un stage de vignif d’un mois.
On a des cours entre novembre et fin avril, il me semble.
Et puis, début mai, on démarre le stage de six mois.
Donc, je trouve que le rythme est bon.
On est pendant l’hiver.
Donc, c’est aussi…
Il y a des choses intéressantes sur les travaux du vignoble pendant l’hiver.
Donc, je dirais que c’est une très bonne formation, mais ce n’est pas elle, ce n’est pas l’alpha et l’oméga.
C’est-à-dire que cette formation, elle s’inscrit dans un projet personnel.
Ce n’est pas elle qui va vous trouver un boulot.
Voilà.
C’est quelque chose qui va parfaire vos connaissances ou vous donner, c’est ce que je dis pour moi, un vernis sur un certain nombre de choses.
C’est-à-dire que sur la taille, je ne vais pas savoir tailler comme les techniciens ou tout un tas de paramètres comme ça.
Mais je suis capable de parler au chef de culture, de discuter.
Et c’est beaucoup de problématiques aussi humaines de gérer des vignerons, des tractoristes.
Voilà, il y a tous ces éléments.
Et aujourd’hui, je suis capable d’avoir ces discussions avec nos techniciens à la propriété.
Et ça permet, voilà, ça s’est rendu possible grâce à la formation.
Donc, je dirais que la formation, elle est très bien.
Et sur le format 1 an, moi, c’est vraiment ce que je recommande.
Mais ce n’est pas elle qui va tout faire.
C’est vraiment, ça s’inscrit dans un projet.
En ce moment, la situation est un peu compliquée dans le vignoble.
Donc, on doit bien s’interroger avant de faire cette formation.
Parce qu’après, on sera lancé.
Une fois qu’on aura fait cette formation, on sera vraiment lancé pour démarrer cette activité de manager de domaine viticole.
Mais il faut bien s’interroger avant sur ses motivations.
Voilà.
Mais c’est en tout cas une bonne formation que je recommande.
Oui, en effet.
En dernier mot, moi, j’aimerais remercier les professeurs qui s’occupent de nous, qui s’occupent bien de nous.
C’est le centre de gestion aussi, où on bosse bien.
On est entre professionnels.
Et c’est vrai que c’était un souvenir.
Et moi, personnellement, c’était un moment charnière un peu dans ma vie.
Et cette formation, c’était beaucoup de partage, d’échange.
Et j’ai vraiment apprécié cette petite parenthèse d’une grosse année en formation comme ça.
Donc, ça reste un bon moment de vie aussi, cette formation.
On est dans la salle d’accueil, de dégustation.
Et puis, notre micro-boutique pour le noturisme.
Et ce qui fait la spécificité de ce lieu, ce sont ces fresques.
Donc là, sur le mur, vous avez en fait la vie à Martillac dans les vieux jours.
Les anglo-saxons diraient les « old days ».
Donc, on a à la fois les travaux divers.
Donc, on voit la taille.
On voit les semis.
Jusque dans les années 70, il y avait des vaches.
Là, on est sur les scènes de vendanges.
Donc, avec Alfred Kressman, le monsieur qui a la moustache noire et le costume bleu,
qui est la personne qui a acheté la propriété pour la famille Kressman.
Donc là, on est sur les scènes de vendanges.
Donc, c’est un vestige d’une petite forteresse qui date du XIIe siècle.
On voit qu’à l’époque, on travaillait avec des chevaux.
C’est la traction animale.
Puis, il y a une Peugeot 402 qui était une des voitures d’Alfred.
Et alors, si vous retournez, et on va regarder ici, on est sur la propriété aujourd’hui.
On voit que la traction animale a été remplacée par des tracteurs.
La tour est toujours en place.
Et puis là, on voit une Peugeot 504 coupée cabriolet,
parce que la famille est très attachée à cette marque de voitures,
sachant qu’ils ont des origines communes.
Donc, voilà.
Et si on revient sur les vieux jours,
on voit l’ancien chai,
où on voit qu’on travaillait déjà dans le passé par gravité.
Donc, on voit les douilles avec le raisin qui tombent dans les pressoirs,
qui étaient des pressoirs manuels.
Voilà.
Donc là, on est sur la scène de vinification.
Au moment des vendanges.
Et la dernière séquence, on voit l’ancien chai de vieillissement.
On voit qu’on avait trois hauteurs de barrique.
Ce n’était pas très pratique pour travailler.
On a une galerie de personnes avec Jean Kressman,
qui est le fils d’Alfred et qui a été aux manettes de la propriété.
Le monsieur à la veste camel, c’est Denis Dubordieu,
qui était consultant et qui a travaillé ici.
Et le monsieur avec le costume noir, c’est Michel Roland,
qui était également consultant ici.
Et jusqu’en 1975, quand nos visiteurs viennent,
on leur explique que les vins partaient en barrique
pour être mis en bouteille chez le négociant.
Donc, jusqu’en 1975.
Et donc, on a l’illustration du Bordeaux d’antan,
avec le porc, les grues.
Et si on regarde aujourd’hui la propriété,
on voit que dans le nouveau chai de 2019,
on a de nouveau ce système de gravité.
On a également un cuvier parcellaire,
parce qu’on a plein de cuves,
deux process différents.
Et puis, le vin maintenant est mis en bouteille à la propriété,
donc qui part en caisse bois ou en carton.
On voit le Bordeaux d’aujourd’hui,
avec la cité du vin, le pont Chabant,
le chai enterré,
et puis les membres de la famille qui travaillent aujourd’hui avec nous sur la propriété.
Donc, on raconte l’histoire de Martillac dans l’ancien temps,
puis ça permet aussi de transférer avec l’histoire d’aujourd’hui.
Et on a eu un prix, notamment pour ces fresques,
un prix des Best of Wine Tourism,
qui est un des trophées de l’autorisme de la Chambre de Commerce.
Donc, on a eu des prix en 2022 et 2023,
et en 2022, c’était notamment pour ces fresques.
et la façon dont on racontait l’histoire de Martillac.

Tous les témoignages

Marc Plantevin
“From sommelier to studying climate change acting on wine typicity ”

Marc Plantevin - MSc Vineyard and Winery Management Graduate and former PhD Student

ViniTech-Sifel 2026

🍇 🌳 🥕 Bordeaux Sciences Agro sera présente à Vinitech-Sifel !

Tous les deux ans, Vinitech-Sifel rassemble à Bordeaux les acteurs des filières vitivinicole, arboricole et maraîchère autour des grands enjeux d’innovation, de transition et de performance durable. Ce rendez-vous international réunit producteurs, entreprises, chercheurs, start-ups, institutionnels et organismes de formation pour imaginer ensemble l’avenir de ces filières.

Bordeaux Sciences Agro est heureuse de participer à cet événement incontournable et d’y valoriser ses formations, ses projets et l’expertise de ses enseignants-chercheurs.

Cette présence sera également l’occasion de mettre en lumière les nombreux métiers exercés par nos diplômées et diplômés : ingénieur viticole, responsable d’exploitation, conseiller technique, chef de projet agroécologique, responsable qualité, ingénieur R&D, expert en transition environnementale, chargé de développement des filières ou encore entrepreneur.

À travers leurs parcours, nos diplômés contribuent chaque jour à relever les défis des filières agricoles : adaptation au changement climatique, gestion durable des ressources, innovation technique, qualité des productions et valorisation des territoires.