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Karin Reyes 

“Grâce à cette formation, nous avons pu anticiper certaines difficultés et identifier les bons leviers d’action. ”

Karin Reyes  - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2015

Vigne & Vin Mastère spécialisé

Bonjour, je m’appelle Karine Reyes.

Aujourd’hui, je suis directrice générale adjointe chez Vinet-Delpech, chez Fraternité 89 et chez Val-des-Trèfles, soit dans deux sociétés d’exploitation agricole et une société de négoce.

J’ai un parcours d’ingénieure agronome. Je suis d’origine péruvienne et j’ai étudié l’agronomie au Pérou.

Ensuite, je me suis spécialisée en œnologie à la Faculté d’Œnologie de Bordeaux dans les années 2005.

Puis, dix ans plus tard, j’ai intégré la promotion 2014-2015 du Master spécialisé Manager de Domaines Viticoles de Bordeaux Sciences Agro.

Voilà pour mon parcours académique.

Pour moi, suivre cette formation était quasiment une nécessité.

J’avais travaillé pendant près de dix ans pour les Vignobles Garcin, qui regroupaient plusieurs structures : trois sociétés d’exploitation, trois GFA et une maison de négoce.

J’ai travaillé en étroite collaboration avec Madame Garcin-Cathiard, présidente du groupe, ainsi qu’avec Patrice Lévesque, directeur des vignobles.

Cette confiance et cette implication dans différentes missions m’ont rendue très polyvalente.

Mais j’ai ressenti le besoin d’apprendre, de manière académique, comment gérer une propriété viticole.

J’ai donc interrogé mon réseau, recueilli plusieurs témoignages et finalement déposé ma candidature.

La sélection était exigeante et, n’étant pas particulièrement à l’aise avec les concours ou les sélections, cela représentait un défi pour moi.

Finalement, j’ai été admise et j’ai intégré le master en 2014-2015.

Cette formation m’a apporté énormément de réponses aux questions que je me posais déjà dans ma pratique professionnelle au sein des Grands Crus.

Par la suite, une opportunité s’est présentée dans une multinationale où j’ai pu mettre en pratique les enseignements du master, notamment sur les aspects financiers, juridiques, marketing, communication, gestion d’entreprise agricole et agroalimentaire, ainsi que sur les sujets liés à la qualité, la sécurité et l’environnement.

Cette formation ne m’a pas seulement apporté des connaissances.

Elle a aussi répondu à de nombreuses interrogations professionnelles et m’a permis de transmettre ces compétences aux différentes équipes que j’ai ensuite encadrées.

J’ai managé des middle managers, des managers, des ingénieurs, des ouvriers, de différentes nationalités et cultures.

Grâce à cette formation, j’ai pu atteindre les objectifs professionnels que je m’étais fixés.

Là où le master a été un véritable atout, c’est lorsqu’une des sociétés du groupe s’est retrouvée en difficulté.

On m’a alors demandé de réaliser un audit à travers l’entreprise de conseil que j’avais créée.

J’ai commencé comme consultante indépendante et j’ai mené cet audit.

J’ai identifié différents leviers d’action : réduction des charges, augmentation des ventes et amélioration de la performance globale dans un contexte de crise et d’incertitude géopolitique.

Les propriétaires ont été satisfaits du travail réalisé.

Cependant, la situation de redressement judiciaire d’une des sociétés limitait mon intervention directe.

J’ai donc principalement accompagné et conseillé la famille.

Le master a été particulièrement utile dans cette situation.

Lorsque l’on travaille au sein d’une entreprise, on apprend à lire les détails, à analyser les comptes, à comprendre les grands livres comptables et à identifier précisément les leviers d’action.

C’est facile à dire, mais beaucoup plus difficile à mettre en œuvre.

Grâce à cette formation, nous avons pu anticiper certaines difficultés, réduire les charges et améliorer progressivement les ventes.

Cela a contribué à clarifier les perspectives de sortie de crise.

Dans mon quotidien, le principal apport du master a été le management.

J’ai eu l’opportunité d’encadrer des équipes multiculturelles et composées de profils très variés.

J’ai toujours cherché à trouver le juste équilibre entre exigence et bienveillance.

Cet équilibre m’a permis de gérer au mieux des collaborateurs de cultures, de nationalités et de niveaux de responsabilité très différents.

Cela va d’un ouvrier agricole jusqu’à un cadre responsable de plusieurs centaines d’hectares.

Aujourd’hui, je considère que la dimension humaine est l’un des enseignements les plus précieux de cette formation.

Bien sûr, les aspects financiers, commerciaux ou stratégiques sont essentiels.

Mais la gestion des femmes et des hommes reste fondamentale.

Aux futurs candidats, je conseillerais d’acquérir un peu d’expérience professionnelle avant d’intégrer cette formation.

Cela permet de mieux comprendre les enseignements et de leur donner davantage de sens.

Je leur conseillerais également de ne manquer aucun cours et de prendre très au sérieux tous les travaux pratiques et les audits.

Il faut être rigoureux avec les chiffres.

Une simple erreur de saisie peut avoir des conséquences importantes.

Et surtout, il faut conserver l’envie d’apprendre.

On apprend à tout âge.

Plus vous serez curieux et impliqués, plus cette formation vous apportera de valeur et vous aidera à atteindre vos objectifs.

Le message que j’aimerais adresser aux futurs étudiants est simple :

Soyez humbles.

L’humilité aide à progresser, à apprendre et à continuer d’évoluer tout au long de sa carrière.

Je remercie infiniment la famille Delanoë-Vinet pour la confiance qu’elle m’accorde et pour l’opportunité qu’elle m’a donnée de les accompagner sur les plans viticole, œnologique et managérial.

J’espère continuer à être à la hauteur de cette confiance.

Nous formons aujourd’hui une belle équipe.

Le président-directeur général est lui aussi un ancien élève de Bordeaux Sciences Agro.

Comme quoi, les chemins se croisent parfois plusieurs années plus tard.

Nous nous étions déjà rencontrés au sein du réseau des anciens, sans imaginer que nous travaillerions un jour ensemble.

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Mathieu Eyheramouno
“Le mastère forme aussi de futurs repreneurs d’exploitations. ”

Mathieu Eyheramouno - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2021

Stéphane Apelbaum
“Cette formation m’a apporté la crédibilité que j’ai aujourd’hui. ”

Stéphane Apelbaum - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2011

Mathieu Eyheramouno

“Le mastère forme aussi de futurs repreneurs d’exploitations. ”

Mathieu Eyheramouno - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2021

Vigne & Vin Mastère spécialisé

Je suis Mathieu Eyramouno et je suis un ancien du Master Manager de Domaine Viticole de Bordeaux Sciences Agro.

Je suis sorti en 2021 après deux années d’alternance que j’ai réalisées à l’EARL Charles-Essiet, qui est la propriété viticole de mes beaux-parents.

Nous avons 13,76 hectares de vignes en Haut-Médoc et j’y exerce aujourd’hui le poste de vigneron optimiste et polyvalent.

Je travaille directement avec mes beaux-parents. Nous sommes trois sur la propriété.

Que dire d’autre ?

J’ai suivi la formation du master en alternance sur deux ans.

Ce qui a été particulièrement intéressant, parce que ne venant pas initialement du monde de la production, j’ai pu à la fois me former sur le terrain avec mon beau-père et acquérir une vision globale de la gestion de la propriété grâce aux enseignements du master.

Pourquoi cette formation ?

C’est une excellente question parce que, comme beaucoup d’étudiants susceptibles de postuler au master, je n’avais pas de formation agricole à l’origine.

J’ai fait une école de commerce après deux années de classe préparatoire.

J’ai ensuite occupé un premier poste de commercial dans le négoce.

Et puis arrive un moment où l’on s’arrête et où l’on se dit : « En fait, ce n’est peut-être pas exactement ce que je veux faire. »

Heureusement, le Covid est passé par là.

Nous étions confinés dans la propriété familiale du Médoc.

Pendant deux mois, nous nous sommes retrouvés dans ce Médoc à l’arrêt. Et c’était extraordinaire.

C’est là que j’ai ouvert les yeux sur un métier avec lequel j’étais pourtant déjà en contact puisque je vendais du vin et du champagne.

Mais voir la vigne, comprendre que l’on produit du raisin et qu’avec ce raisin on fait du vin, tout a pris sens à ce moment-là.

En discutant avec mes beaux-parents, nous nous sommes accordés pour que je puisse suivre cette formation en alternance.

Le format sur deux ans est également intéressant parce qu’une partie du financement est prise en charge pour l’entreprise.

Et dans le contexte économique actuel, ce n’est pas négligeable.

Grâce à cela, j’ai pu suivre ce master pendant deux ans.

Pourquoi ce master plutôt qu’une autre formation ?

Évidemment, je me suis rendu compte que je voulais devenir vigneron.

Plusieurs options s’offraient à moi.

Je pouvais notamment m’orienter vers un BTS Viticulture-Œnologie, beaucoup plus technique.

Mais ce qui m’a convaincu dans le master, c’est justement toute la partie gestion et pilotage de l’entreprise.

Avec le recul, ce qui est également intéressant, c’est que la majorité de mes camarades de promotion avaient déjà une expérience professionnelle.

Cette expérience donne immédiatement du recul par rapport aux enseignements.

Quand on suit un cours de comptabilité générale après avoir travaillé en entreprise, tout prend sens.

Les lignes du bilan ne sont plus abstraites : on sait ce qu’elles représentent.

C’est ce qui rend les enseignements beaucoup plus concrets.

Le master a été extrêmement riche sur toute la partie gestion et pilotage.

J’avais déjà vu les bases de la finance, du marketing ou de la comptabilité dans mon école de commerce, mais de manière très généraliste.

Ici, tout était appliqué au monde viticole.

Les audits

Un mot également sur les audits qui font partie du programme.

Ce sont des mises en situation concrètes sur des problématiques réelles rencontrées par des exploitations viticoles.

J’ai beaucoup aimé ce format parce qu’on travaille sur des entreprises existantes et que l’on se met réellement au service de l’exploitant pour l’aider à identifier des solutions.

Cela peut concerner le marketing, la gestion financière ou encore l’organisation de l’entreprise.

Les grands principes sont importants, mais la réalité du terrain reste toujours différente.

On ne conduit pas un vignoble bordelais comme on conduit un vignoble en Champagne.

La gestion au quotidien

La gestion permet de savoir où l’on en est et d’anticiper les charges à venir.

Par exemple, sur notre propriété, nous ne sommes que deux à travailler à temps plein et nous faisons appel à une entreprise extérieure pour certaines tâches comme la taille ou l’épamprage des merlots.

Ce sont des charges que l’on connaît à l’avance.

On peut donc anticiper la trésorerie.

Et aujourd’hui, chaque euro compte.

Si je n’avais pas été sensibilisé à ces sujets grâce au master, je me serais probablement arrêté au simple calcul du coût salarial.

Mais il y a tout ce qui gravite autour du fonctionnement d’une entreprise.

Les intervenants professionnels

Les intervenants professionnels apportent énormément.

Ils viennent partager leurs expériences de terrain.

On n’a pas uniquement le regard académique d’un enseignant.

On bénéficie aussi du retour de dirigeants, de consultants, de responsables d’institutions ou d’entreprises.

Cela apporte une vision très actuelle du secteur.

Les cours évoluent constamment avec l’actualité du vin.

Et surtout, le master repose énormément sur les échanges.

Nous ne sommes pas simplement derrière un ordinateur à prendre des notes.

Nous débattons, nous confrontons nos points de vue, nous apprenons les uns des autres.

Le réseau

Je me souviens notamment de la soutenance de Romain Trastour, qui avait créé son cabinet de conseil en œnologie.

Deux ans plus tard, je l’ai recontacté pour intervenir sur notre propriété.

Nous avons commencé à travailler ensemble à partir des vinifications 2023.

Son regard extérieur nous a aidés à remettre en question certaines pratiques historiques.

Il nous a également poussés à créer de nouvelles cuvées et à faire évoluer notre style de vinification.

C’est un très bon exemple de ce que permet le réseau créé pendant le master.

Les promotions se croisent, les échanges continuent et des projets naissent.

Message aux futurs candidats

J’encourage évidemment les étudiants à suivre cette formation.

Mais j’aimerais aussi m’adresser aux professionnels.

Je prends l’exemple de mes beaux-parents, qui ont financé mon alternance pendant deux ans.

Cela a été extrêmement utile.

J’ai pu réaliser mon audit final directement sur la propriété familiale et appliquer concrètement tous les outils vus pendant la formation.

Le master forme aussi de futurs repreneurs d’exploitations.

À une période où de nombreux viticulteurs partent à la retraite sans successeur, cela représente un véritable enjeu.

Le format alternance permet de transmettre progressivement les connaissances tout en préparant l’avenir de l’entreprise.

Conclusion

Je voudrais remercier mes beaux-parents, Éric et Nadine Charles-Essiet, de m’avoir permis de suivre ce master en alternance.

Et j’encourage tous les jeunes, mais aussi les moins jeunes, à s’engager dans cette formation.

Nous traversons une période complexe, mais je suis convaincu qu’il existe de nombreuses solutions.

J’y crois profondément.

Que ce soit à l’échelle des appellations, des propriétés ou des réseaux professionnels, nous pouvons construire l’avenir ensemble.

Il existe de nombreuses façons de mettre en valeur la qualité du travail réalisé à la vigne et au chai.

Et je pense qu’il est essentiel de rester optimiste.

Parce qu’on va s’en sortir.

Et plus nous serons nombreux à porter ce message, plus nous convaincrons les consommateurs de redécouvrir les vins de Bordeaux.

Et surtout, de continuer à prendre du plaisir.

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Karin Reyes 
“Grâce à cette formation, nous avons pu anticiper certaines difficultés et identifier les b (...)”

Karin Reyes  - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2015

Stéphane Apelbaum
“Cette formation m’a apporté la crédibilité que j’ai aujourd’hui. ”

Stéphane Apelbaum - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2011

Stéphane Apelbaum

“Cette formation m’a apporté la crédibilité que j’ai aujourd’hui.”

Stéphane Apelbaum - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2011

Vigne & Vin Mastère spécialisé

Je m’appelle Stéphane Appelbaum. Je suis venu à Bordeaux dans les années 80. Mon père était négociant en vin en Suisse et c’est ce qui m’a amené à Bordeaux. Il avait acheté une propriété viticole.

Par la suite, j’ai fait Bordeaux Sciences Agro, qui était à l’époque l’ENITA, dans la promotion 2011-2013. Suite à cette formation, j’ai créé une société qui s’appelle Optimum Vineyard et qui, aujourd’hui, réalise des audits d’acquisition et gère également des propriétés viticoles sur la région bordelaise pour des investisseurs étrangers.

Alors, ce qui m’a motivé à suivre cette formation, c’est que je gérais pour le compte de mon père deux propriétés familiales à Saint-Émilion. Mon père était négociant en vin en Suisse et ne venait donc sur les propriétés que rarement.

Évidemment, il fallait faire la comptabilité, il fallait suivre les chiffres. Il y avait tout un pilotage et une gestion financière. Et je ne comprenais pas.

Je ne comprenais pas pourquoi, lorsque je recevais des bilans, ils étaient positifs sur le plan comptable alors que la trésorerie était dégradée. Je ne comprenais rien et, à vrai dire, cela ne m’intéressait absolument pas.

Moi, ce que j’aimais avant tout, c’était être sur un tracteur, dans la vigne, dans un chai ou éventuellement parler de mon vin à des clients. Mais je ne comprenais rien aux chiffres.

Puis un jour, je me suis fâché avec mon père et j’ai été amené à réaliser des audits pour le compte d’un ami qui m’a demandé d’évaluer une propriété destinée à la plantation de vignes.

Je ne voulais pas le faire parce que ce n’était pas mon métier, mais je l’ai fait.

Quand j’ai rendu mon rapport à ce client, qui était quelqu’un d’assez aisé et qui avait vu passer de nombreux rapports dans sa vie, il m’a dit qu’il était très impressionné par le résultat.

Il m’a simplement posé une question : « Où sont les chiffres ? »

Je lui ai expliqué que je ne connaissais rien aux chiffres et que j’étais nul dans ce domaine.

Il m’a répondu : « Mets des chiffres dans tes rapports. Tu verras, tu seras encore plus crédible et tu pourras gérer beaucoup plus de dossiers. »

Et curieusement, la vie est ainsi faite. Quelques jours après cette rencontre, j’ai croisé un voisin qui suivait ce master.

Il m’a dit : « C’est un master qui aborde la propriété viticole non seulement par l’aspect technique, mais aussi par les chiffres. »

Je me suis dit que c’était quand même fou.

Je me suis donc intéressé à cette formation.

J’ai été admis et ce qu’elle m’a apporté est immense. Elle m’a tout apporté.

Elle m’a permis de créer ma société par la suite et de pouvoir discuter avec des comptables, des avocats, des clients, des investisseurs, de réaliser des business plans, de construire des itinéraires techniques cohérents et rentables.

Je lui dois beaucoup, et notamment la crédibilité dont je bénéficie aujourd’hui.

Oui, elle m’a aidé dans le sens où j’ai pu aborder la gestion d’une propriété à travers les chiffres et être capable de parler d’égal à égal avec des personnes qui gèrent beaucoup d’argent.

Quand il s’agit de parler d’agronomie, de vin ou de viticulture, cela m’est plutôt facile. C’est un domaine que je maîtrise assez bien parce que c’est ma passion.

Le master m’a permis de pouvoir échanger avec ces personnes-là, de transmettre ma passion du vin et de la vigne, mais aussi de discuter avec leurs comptables, nos comptables, des avocats, de construire des prévisionnels crédibles et d’élaborer des budgets.

Aujourd’hui, nous fonctionnons entièrement avec des budgets.

Nous établissons un budget annuel et nous réalisons des reportings financiers tous les mois.

Si je n’avais pas suivi cette formation, je n’aurais jamais pu réaliser ces reportings financiers ni gérer des budgets.

Tout simplement.

En plus, ce master m’a permis de me rassurer sur mes compétences techniques.

J’ai tout appris sur le terrain.

J’ai tout appris par observation.

J’ai une formation de journaliste, qui m’a appris à analyser les choses et à appliquer ce qu’on appelle la technique de l’entonnoir.

Grâce au journalisme, j’ai appris à observer, analyser et comprendre. J’ai ensuite appliqué cette méthode au monde du vin et de la vigne.

Tout ce que j’ai appris, je l’ai appris sur le terrain, de manière totalement empirique, ou grâce à des personnes qui ont accepté de me transmettre leur savoir.

Lorsque je suis arrivé à Bordeaux Sciences Agro, j’ai suivi des cours techniques.

Et j’ai été assez fasciné de constater que ce que j’avais appris de manière empirique se retrouvait validé par des enseignements techniques et scientifiques.

Le principal impact auprès de mes clients, c’est de pouvoir dire que j’ai suivi le Master de Gestion des Domaines Viticoles.

C’est une carte de visite importante qui apporte beaucoup de crédibilité.

Comme je souffre parfois du syndrome de l’imposteur, j’avoue que c’est une ligne qui fait du bien.

Mais ce n’est pas seulement cela.

Comme je l’ai déjà dit, il y a la crédibilité, mais aussi l’approche globale d’une propriété viticole.

Qu’il s’agisse d’agronomie, de gestion, de sécurité ou encore de ressources humaines, la formation permet d’aborder toutes les facettes de la gestion quotidienne d’une propriété.

Je ne me focaliserais donc pas sur un atout particulier. Je dirais que c’est un ensemble.

Pour moi, cette formation a eu encore plus de sens parce que j’avais déjà derrière moi plus de vingt-cinq ans d’expérience de terrain.

La résonance a donc été particulière.

Elle m’a permis de vérifier que ce que je savais reposait sur des bases solides.

Et pouvoir dire : « J’ai fait Bordeaux Sciences Agro », apporte une véritable crédibilité.

Le message que je voudrais adresser aux futurs candidats, c’est d’abord de croire que la viticulture n’est pas un domaine du passé.

C’est un métier d’avenir.

Mais c’est aussi un métier qui doit être complètement réinventé.

Aujourd’hui, nous sommes confrontés à des problématiques majeures que les générations futures devront continuer à gérer.

Le changement climatique en fait partie.

Il existe encore des climato-sceptiques, mais dans le monde de la viticulture, ce serait une erreur de penser qu’il n’y a pas de changement climatique.

Je n’aime pas parler de réchauffement climatique. Je préfère parler de changement climatique.

Les raisins qui rentraient autrefois à 12,5° arrivent aujourd’hui naturellement à 14,5°, 15,5°, voire parfois davantage.

C’est un sujet passionnant.

Je pense également que les arrachages que Bordeaux connaît actuellement sont un mal pour un bien.

La monoculture a appauvri la biodiversité.

Il faut saisir cette opportunité pour créer des domaines plus diversifiés et plus résilients.

Je pense que le master peut apporter des éléments de réflexion sur ces sujets, ou tout du moins les aborder, car ce sont les enjeux de demain.

Pour finir, je dirais que, que l’on soit riche ou pauvre, l’argent ne fait pas la qualité d’un raisin.

La qualité vient de la passion que l’on met dans son vignoble et dans chaque pied de vigne.

Un pied de vigne, c’est une sculpture. On le façonne.

Et je suis persuadé que si on lui parle gentiment, il vous rend ce que vous lui donnez.

C’est pour cela qu’il n’y a pas que le côté rationnel dans l’approche du végétal.

Je remercie Bordeaux Sciences Agro de m’avoir permis de suivre cette formation et de pouvoir aujourd’hui exercer ce métier et avoir créé ma propre entreprise.

Et puis, je voudrais dire aux futurs étudiants de cette formation qu’il y a une citation de Mark Twain que j’aime beaucoup :

« Ils l’ont fait parce qu’ils ne savaient pas que c’était impossible. »

Et je trouve que ce métier mérite qu’on s’y engage pleinement.

Parce que c’est un métier d’avenir.

Alors faites-le, justement parce que ce n’est pas impossible.

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Karin Reyes 
“Grâce à cette formation, nous avons pu anticiper certaines difficultés et identifier les b (...)”

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Mathieu Eyheramouno
“Le mastère forme aussi de futurs repreneurs d’exploitations. ”

Mathieu Eyheramouno - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2021

Wilfrid Groizard

“Le mastère spécialisé : le programme qui a permis d’élever mon niveau de jeu”

Wilfrid Groizard - Directeur général adjoint du château Latour-Martillac

Vigne & Vin Mastère spécialisé

Bonjour, Wilfried Groisart, je suis le directeur général adjoint du château Latour-Martillac,
donc un cru classé de Graves en appellation Pessac-Léognan.
Je travaille à la propriété depuis fin d’année 2013 et j’ai fait le master en 2018-2019.
Le château Latour-Martillac, c’est une propriété familiale qui appartient à la famille Kressmann depuis 1930, bientôt centenaire.
Le vignoble fait un peu plus de 50 hectares de vignes, 80% de vignes de rouge et 20% de vignes de blanc.
Alors, sur cette formation, j’ai été recruté en 2013 avec la perspective de prendre la direction de la propriété.
Moi, j’ai une formation initiale qui n’a rien à voir avec l’univers du vin.
J’ai fait une formation, j’ai fini mes études avec un DESS de gestion des télécoms, médias et télévision.
J’ai commencé ma carrière professionnelle dans les médias et j’ai démarré à travailler dans le vin en 2007,
en arrivant sur Bordeaux.
Avant, je n’habitais pas Bordeaux.
Et donc, voilà, dans ce processus de recrutement,
j’ai été recruté d’abord comme directeur commercial et marketing.
Et je me suis rendu compte, au fil des années, qu’il allait me manquer un certain nombre de choses
pour pouvoir prendre la direction du domaine sur les plans techniques, sur les aspects financiers.
Donc, vers début 2018, on a eu des discussions sérieuses avec les dirigeants de l’entreprise
pour trouver la bonne formule, le bon programme de formation pour justement me permettre d’élever mon niveau de jeu.
Et donc, le master est arrivé assez vite dans les possibles formations.
Il y avait des MBA, il y avait un certain nombre de choses.
Mais c’est vrai que sur la dimension concentration de la formation, sur un an,
la formation était également à Bordeaux.
Donc, c’était assez pratique.
Je n’ai pas été remplacé pendant cette année de formation.
Et donc, j’ai pu, pendant les pauses, le soir, continuer de faire mon travail en plus de la formation.
Donc, ce qui m’a plu sur cette formation, c’était qu’il y avait à la fois des aspects gestion.
Et moi, je viens de ma formation initiale étant gestion, mais pas appliquée au vin.
Donc, il y a quand même un certain nombre de règles, de spécifications sur cette formation, sur le monde du vin.
Et puis, des aspects techniques que je maîtrisais, que je ne maîtrisais pas du tout.
Je maîtrise un peu plus, mais je ne suis pas devenu un technicien avec cette formation.
Voilà. Par contre, je sais parler à des techniciens, notamment grâce à cette formation.
Moi, j’ai vraiment eu l’impression qu’il y avait un avant et un après.
Alors, il y avait la famille qui savait pourquoi elle m’avait recruté.
Mais il y avait également les cadres techniques.
Donc, voilà, ce n’était pas forcément évident.
Je n’ai pas eu un parcours professionnel entièrement dédié au monde du vin.
Donc, il y a vraiment eu un avant et un après.
Quand je suis parti à la formation, j’étais vraiment vu comme un directeur commercial.
Et j’ai vraiment ressenti, quand je suis revenu, j’étais le futur directeur de la propriété,
avec une ouverture sur tout un tas de sujets et de problématiques techniques.
Et c’était là où j’avais besoin de monter en compétences.
Dans le cadre de la formation, ce qui était très bien également, c’est que, n’étant pas technicien,
j’ai fait un stage de vinification.
Donc, j’ai fait au château Bechevel pendant un mois, au mois d’octobre 2018,
pendant les vinifications 2018.
Et ça a été très utile aussi de faire des décuvages, de faire toutes les analyses,
de faire les remontages.
Voilà, tous les travaux de chez.
J’ai fait mes gammes aussi au chez.
Et c’était vraiment intéressant.
Donc, voilà, moi, ce que j’ai vraiment trouvé intéressant, c’est cet avant et cet après,
où on a pris du recul aussi sur l’activité et on apprend plein de choses.
Alors, c’est assez difficile de répondre avec un point particulier.
Moi, je noterai plus et je soulignerai plus la globalité de la formation.
C’est enrichissement, en fait, le fait d’aborder tant de sujets variés, techniques,
de dégustation, du chez, comptable, tous ces éléments, ça donne vraiment une grande richesse
et une chance vraiment d’avoir un panorama complet.
Encore une fois, je n’ai pas une carrière entièrement destinée au vin.
Et c’était vraiment intéressant d’avoir tous ces angles de vue.
Il y a eu des qualités des intervenants qui étaient remarquables.
Je me souviens de juristes sur des questions de Beau.
Et ça, on a eu l’occasion aussi de partir quelques jours, visiter des vignobles dans le Languedoc,
avec les professeurs.
Et donc, on a visité des vignobles où c’était des anciens élèves qui avaient appliqué,
qui avaient tracé leur chemin, avaient leurs convictions.
Et c’était hyper intéressant.
C’était vraiment très, très riche.
Parce que bon, il y a une formation où on va donner, on va dire, des principaux jalons.
Mais derrière, c’est après, c’est conviction.
Et il y a autant de possibilités que de vignerons.
Donc ça, c’était remarquable.
On a fait des salons professionnels.
Donc moi, c’est vraiment cette globalité des enseignements, la richesse des intervenants.
Je me souviens d’avoir vu certains de mes clients négociants
qui venaient nous expliquer le rôle du négoce à Bordeaux.
Donc c’était intéressant.
Et un dernier point vraiment important, c’était aussi dans les participants.
Donc nous, on était 16 ou 17 dans la formation avec des parcours très différents.
Des gens, il y avait le plus jeune, sortait de son DNO.
Et donc, il voulait une spécialisation supplémentaire.
Bon, maintenant, il est parti en Ardèche et il fait des excellents vins.
Il fait partie des vignerons prometteurs dans cette région.
Il y avait des personnes en reconversion.
Il y avait des personnes qui devaient reprendre des domaines familiaux,
qui s’interrogeaient, voilà.
Et puis, donc, il y avait des différences.
Et puis, des différences d’âge aussi.
Je me souviens qu’à l’époque, on faisait partie des plus anciens.
Mais il y avait des gens qui étaient dans la quarantaine bien établies
et qui suivaient la formation.
Et puis, il y avait des trentenaires, des jeunes trentenaires.
Donc, c’est aussi très, très riche de travailler.
Parce que vraiment, dans la formation, il y a tout un tas d’ateliers où on travaille ensemble.
Il y a un peu un tirage au sort entre les personnes.
Alors bon, il y en a certains qui bossent plus que d’autres.
Mais on crée des liens.
Et aujourd’hui, moi, je suis toujours en contact avec un certain nombre de personnes.
Et en fait, ça fait un petit réseau supplémentaire avec de l’entraide.
Quand il y en a un ou une qui cherche un boulot.
Voilà.
Quand on entend parler d’eux.
Donc, voilà, on se fait un réseau avec des gens qui ont suivi la même formation,
qui ont des parcours différents, mais avec un partage de sensibilité, de conviction.
Donc, c’était vraiment intéressant.
Et c’est très riche.
La formation a été très riche humainement.
Et il y a eu un large choix de sujets abordés.
C’était vraiment très intéressant.
Je dirais, pour répondre à cette quatrième question, que la formation, elle existe en un an ou deux ans.
Moi, je privilégierais le format un an.
Parce que c’est tellement dense, intense.
Il faut vraiment s’immerger, qu’on soit en réorientation ou en franchissement d’un nouveau stade professionnel.
Moi, je le vois plus sur une formation d’un an.
Par rapport à d’autres formations qui existent, elle est principalement en français aussi.
Donc, c’est confortable quand même pour…
Ce n’est pas la même chose quand on n’est pas anglophone de devoir comprendre des sensibilités en anglais,
où le discours s’applique en français.
Donc, ça, c’est bien.
Et je trouve qu’elle est suffisamment condensée.
Elle est riche parce que, bon, quand on n’est pas technicien, on a un stage de vignif d’un mois.
On a des cours entre novembre et fin avril, il me semble.
Et puis, début mai, on démarre le stage de six mois.
Donc, je trouve que le rythme est bon.
On est pendant l’hiver.
Donc, c’est aussi…
Il y a des choses intéressantes sur les travaux du vignoble pendant l’hiver.
Donc, je dirais que c’est une très bonne formation, mais ce n’est pas elle, ce n’est pas l’alpha et l’oméga.
C’est-à-dire que cette formation, elle s’inscrit dans un projet personnel.
Ce n’est pas elle qui va vous trouver un boulot.
Voilà.
C’est quelque chose qui va parfaire vos connaissances ou vous donner, c’est ce que je dis pour moi, un vernis sur un certain nombre de choses.
C’est-à-dire que sur la taille, je ne vais pas savoir tailler comme les techniciens ou tout un tas de paramètres comme ça.
Mais je suis capable de parler au chef de culture, de discuter.
Et c’est beaucoup de problématiques aussi humaines de gérer des vignerons, des tractoristes.
Voilà, il y a tous ces éléments.
Et aujourd’hui, je suis capable d’avoir ces discussions avec nos techniciens à la propriété.
Et ça permet, voilà, ça s’est rendu possible grâce à la formation.
Donc, je dirais que la formation, elle est très bien.
Et sur le format 1 an, moi, c’est vraiment ce que je recommande.
Mais ce n’est pas elle qui va tout faire.
C’est vraiment, ça s’inscrit dans un projet.
En ce moment, la situation est un peu compliquée dans le vignoble.
Donc, on doit bien s’interroger avant de faire cette formation.
Parce qu’après, on sera lancé.
Une fois qu’on aura fait cette formation, on sera vraiment lancé pour démarrer cette activité de manager de domaine viticole.
Mais il faut bien s’interroger avant sur ses motivations.
Voilà.
Mais c’est en tout cas une bonne formation que je recommande.
Oui, en effet.
En dernier mot, moi, j’aimerais remercier les professeurs qui s’occupent de nous, qui s’occupent bien de nous.
C’est le centre de gestion aussi, où on bosse bien.
On est entre professionnels.
Et c’est vrai que c’était un souvenir.
Et moi, personnellement, c’était un moment charnière un peu dans ma vie.
Et cette formation, c’était beaucoup de partage, d’échange.
Et j’ai vraiment apprécié cette petite parenthèse d’une grosse année en formation comme ça.
Donc, ça reste un bon moment de vie aussi, cette formation.
On est dans la salle d’accueil, de dégustation.
Et puis, notre micro-boutique pour le noturisme.
Et ce qui fait la spécificité de ce lieu, ce sont ces fresques.
Donc là, sur le mur, vous avez en fait la vie à Martillac dans les vieux jours.
Les anglo-saxons diraient les « old days ».
Donc, on a à la fois les travaux divers.
Donc, on voit la taille.
On voit les semis.
Jusque dans les années 70, il y avait des vaches.
Là, on est sur les scènes de vendanges.
Donc, avec Alfred Kressman, le monsieur qui a la moustache noire et le costume bleu,
qui est la personne qui a acheté la propriété pour la famille Kressman.
Donc là, on est sur les scènes de vendanges.
Donc, c’est un vestige d’une petite forteresse qui date du XIIe siècle.
On voit qu’à l’époque, on travaillait avec des chevaux.
C’est la traction animale.
Puis, il y a une Peugeot 402 qui était une des voitures d’Alfred.
Et alors, si vous retournez, et on va regarder ici, on est sur la propriété aujourd’hui.
On voit que la traction animale a été remplacée par des tracteurs.
La tour est toujours en place.
Et puis là, on voit une Peugeot 504 coupée cabriolet,
parce que la famille est très attachée à cette marque de voitures,
sachant qu’ils ont des origines communes.
Donc, voilà.
Et si on revient sur les vieux jours,
on voit l’ancien chai,
où on voit qu’on travaillait déjà dans le passé par gravité.
Donc, on voit les douilles avec le raisin qui tombent dans les pressoirs,
qui étaient des pressoirs manuels.
Voilà.
Donc là, on est sur la scène de vinification.
Au moment des vendanges.
Et la dernière séquence, on voit l’ancien chai de vieillissement.
On voit qu’on avait trois hauteurs de barrique.
Ce n’était pas très pratique pour travailler.
On a une galerie de personnes avec Jean Kressman,
qui est le fils d’Alfred et qui a été aux manettes de la propriété.
Le monsieur à la veste camel, c’est Denis Dubordieu,
qui était consultant et qui a travaillé ici.
Et le monsieur avec le costume noir, c’est Michel Roland,
qui était également consultant ici.
Et jusqu’en 1975, quand nos visiteurs viennent,
on leur explique que les vins partaient en barrique
pour être mis en bouteille chez le négociant.
Donc, jusqu’en 1975.
Et donc, on a l’illustration du Bordeaux d’antan,
avec le porc, les grues.
Et si on regarde aujourd’hui la propriété,
on voit que dans le nouveau chai de 2019,
on a de nouveau ce système de gravité.
On a également un cuvier parcellaire,
parce qu’on a plein de cuves,
deux process différents.
Et puis, le vin maintenant est mis en bouteille à la propriété,
donc qui part en caisse bois ou en carton.
On voit le Bordeaux d’aujourd’hui,
avec la cité du vin, le pont Chabant,
le chai enterré,
et puis les membres de la famille qui travaillent aujourd’hui avec nous sur la propriété.
Donc, on raconte l’histoire de Martillac dans l’ancien temps,
puis ça permet aussi de transférer avec l’histoire d’aujourd’hui.
Et on a eu un prix, notamment pour ces fresques,
un prix des Best of Wine Tourism,
qui est un des trophées de l’autorisme de la Chambre de Commerce.
Donc, on a eu des prix en 2022 et 2023,
et en 2022, c’était notamment pour ces fresques.
et la façon dont on racontait l’histoire de Martillac.

Tous les témoignages

Marc Plantevin
“From sommelier to studying climate change acting on wine typicity ”

Marc Plantevin - MSc Vineyard and Winery Management Graduate and former PhD Student

Mastère spécialisé® Médiation territoriale — RSE, filières forêt-bois 

Mastère spécialisé

La forêt joue un rôle écosystémique clé du fait de ses ressources et de ses fonctionnalités qui protègent les sols, l’atmosphère et la biodiversité. Pour l’humain, le milieu forestier représente à la fois un espace récréatif, une source de fournitures et d’énergie. Le secteur forêt-bois est à la croisée d’une multitude d’enjeux.

Mastère spécialisé® Médiation territoriale — RSE, filières forêt-bois 

Face aux effets du dérèglement climatique, le rôle essentiel de la forêt comme réservoir de CO2 et refuge pour la biodiversité est menacé par des risques qui s’accélèrent (tempêtes, sécheresse, dépérissements, crise parasitaires etc). Dans ce contexte, d’une part, la forêt est un espace à protéger par les citoyens mobilisés pour la défendre : lutte contre les coupes d’arbres, création de réserves forestières, etc. D’autre part, elle est une ressource renouvelable dont l’exploitation est à dynamiser pour répondre aux besoins grandissants en termes de matériaux de construction, de fournitures et d’énergie durable. Face aux défis globaux, les incompréhensions et violences qui entourent les territoires forestiers doivent s’éclairer et s’apaiser en facilitant la médiation entre les différentes parties prenantes qu’il convient de rapprocher.

Objectifs

La formation de Mastère Médiation territoriale, RSE- Filière forêt-bois a pour objectif de former des cadres ayant une maîtrise parfaite des enjeux liés à la forêt et au bois, aptes à dialoguer, élaborer des processus de concertation et de médiation environnementale afin de montrer et faire prendre en compte les relations entre toutes les parties prenantes du monde forestier.

Ces compétences pourront être mises en oeuvre dans le cadre de la démarche RSE/RSO des entreprises et organisations de la filière forêt-bois. Les diplômés sont formés à conduire un processus collaboratif dans la recherche de solutions optimales de gestion d’un écosystème forestier. Ils sont capables de prendre en charge un groupe et de le mettre en action autour d’objectifs partagés avec des méthodes favorisant la mixité et l’approche multicompétences. Enfin, une approche systémique des problématiques rencontrées accompagne la réflexion et le développement du
professionnel formé.

Compétences visées

  • Identifier l’ensemble des ressources et acteurs afin de réaliser un diagnostic partagé d’une problématique territoriale forestière.
  • Analyser une problématique territoriale forestière complexe en mobilisant des approches techniques, organisationnelles, économiques, sociales et environnementales.
  • Construire un plan d’actions en appliquant les principes du développement durable.
  • Conduire un projet en respectant la stratégie RSE/RSO.
  • Conduire une mission de médiation afin de faire émerger des solutions partagées.
  •  Analyser les ressources spécialisées pour documenter un projet de manière synthétique.
  • Communiquer à l’écrit et à l’oral en utilisant un langage et des outils adaptés.

Débouchés professionnels

Secteurs d’activité

  • Protection du patrimoine naturel
  • Gestion forestière et approvisionnement bois
  • Industries de la transformation et de la construction bois.
  • ONG

Fonctions occupées

  • Conseiller en environnement
  • Chargé de mission
  • Animateur nature
  • Gestionnaire forestier
  • Responsable d’exploitation
  • Responsable commercial bois
  • Responsable RSE/RSO
  • Médiateur et consultant en filière forêt-bois

Contenu de la formation

Formation (45 ECTS)

  • Territoires, ressources et filières de valorisation (6 ECTS)
  • Apport de la science à la compréhension des enjeux des territoires forestiers (8 ECTS)
  • Droit et gouvernance de territoires forestiers (5 ECTS)
  • Communication orale, communication écrite, savoir être, posture (4 ECTS)
  • Méthodes et outils du dialogue territorial (8 ECTS)
  • Manager une crise, résolution de conflits (6 ECTS)
  • Co-construction et co-gestion de la stratégie RSE / RSO (5 ECTS)
  • Gestion de projets et intégration en entreprise (3 ECTS)

Formation en entreprise (30 ECTS)

  • Mission en entreprise de 20 semaines minimum (20 ECTS)
  • Thèse professionnelle (10 ECTS)

La mission en entreprise est destinée à valider les acquis de l’apprenant qui se voit confier une mission globale : démarche d’identification des acteurs, analyse d’une problématique territoriale complexe, construction d’un plan d’actions

Modalité de candidature

  • Diplôme d’ingénieur habilité par la Commission des Titres d’Ingénieur (liste CTI)
  • Diplôme d’une école de management habilitée à délivrer le grade national de Master (liste CEFDG)
  • Diplôme de 3e cycle habilité par les autorités universitaires (DEA, DESS, Master…) ou diplôme professionnel de niveau BAC+5
  • Diplôme de M1 ou équivalent, pour des auditeurs justifiant d’au moins 3 années d’expérience professionnelle
  • Titre inscrit au RNCP niveau 1
  • Diplôme étranger équivalent aux diplômes français exigés ci-dessus

Les admissions pour cette formation sont suspendues pour le moment.

Frais de scolarité
Le coût de la formation est de 9 950€.

Contact

Atlanpôle

Mastère spécialisé® : Manager dirigeant de domaines viticoles 

Mastère spécialisé

Professionnels en quête d’une formation de cadre dirigeant dans la filière vin et spiritueux ? Depuis plus de 35 ans, le Mastère Spécialisé® Manager Dirigeant de domaines viticoles (MS) de Bordeaux Sciences Agro est la référence pour monter en compétences transversales et prendre les rênes d’une entreprise dans ce secteur exigeant.

Mastère spécialisé® : Manager dirigeant de domaines viticoles 

La formation

Devenez un dirigeant performant et stratégique dans la filière vin et spiritueux

Professionnels en quête d’une formation de cadre dirigeant dans la filière vin et spiritueux ? Depuis plus de 35 ans, le Mastère Spécialisé® Manager Dirigeant de domaines viticoles de Bordeaux Sciences Agro est la référence pour monter en compétences transversales et prendre les rênes d’une entreprise dans ce secteur exigeant.

Une formation pour rentabiliseradapter et pérenniser votre projet

  • Rentabiliser : Maîtrisez les problématiques de rentabilité et de performance commerciale, même dans un contexte de concurrence accrue et de changement climatique. Pilotez la stratégie financière et RH pour garantir la viabilité économique de votre structure.
  • Adapter : Anticipez et intégrez les exigences sociétales, environnementales et réglementaires, notamment celles liées à la transition agro-écologique. Préparez l’évolution de votre entreprise grâce à l’innovation et une logique collaborative avec les acteurs de la filière.
  • Pérenniser : Définissez et mettez en œuvre une stratégie durable, en mesurant les impacts des changements d’orientation. Assurez la gestion responsable de votre entreprise, en respectant les normes éthiques et environnementales, tant en interne qu’auprès de vos fournisseurs.

Un programme d’excellence reconnu depuis plus de 35 ans, en constante réinvention

Formation diplômante
de niveau 7

Programme Mastère Spécialisé, labellisé par la Conférence des grandes écoles.

Certification professionnelle de niveau 7, codes NSF 210, 211p et 310, enregistrée au Répertoire National des Certifications Professionnelles par décision du directeur général de France compétences du 18/10/2023 (RNCP 38120 – valide jusqu’au 18/10/2026).

Éligible au CPF

pour faciliter le financement de votre projet.

Pour les professionnels & les jeunes diplômés

 souhaitant se spécialiser dans la direction de domaines viticoles ou d’entreprises du secteur vins et spiritueux.

Modalités de formation

Le master spécialisé® Manager dirigeants de domaines viticoles possède des modalités de formation variables en fonction de votre profil.

Présentation des modalités de la formation

Objectifs pédagogiques

Notre objectif 

Former les futurs managers dirigeants de domaines viticoles ou d’entreprises du secteur vins et spiritueux. Très polyvalent, le manager dirigeant que nous formons est chargé d’assurer la performance globale, durable et responsable de la ou des entreprises qu’il dirige, en prenant les décisions concernant les orientations et le pilotage de la structure dans ses dimensions stratégiques et opérationnelles :

Dimensions stratégiques :

  • En définissant et mettant en œuvre une stratégie ayant pour objectifs de limiter les impacts sur l’environnement, de respecter des exigences éthiques aussi bien dans son entreprise que chez ses fournisseurs en préparant l’évolution de son entreprise par l’innovation ;
  • en prenant en compte les exigences sociétales, environnementales, politiques (transition agro-écologique) et règlementaires ;
  • en mesurant les impacts du changement d’orientation.

Dimensions opérationnelles :

  • En maîtrisant les problématiques de production dans une démarche de transition agro-écologique ;
  • En maîtrisant les problématiques de rentabilité et de performance commerciale et marketing dans un contexte de concurrence accrue et de changement climatique ;
  • En conduisant la stratégie financière et RH dans une démarche durable ;
  • En appréhendant l’entreprise dans l’environnement juridique, fiscal, réglementaire et social spécifique à la filière vin et spiritueux ;
  • En travaillant dans une logique collaborative avec les entreprises et organismes de la filière.

Contenu pédagogique

La formation intègre la prise en compte des enjeux actuels de la filière : adaptations aux risques et changements climatiques, durabilité, transition agro-écologique, automatisation et contrôle numérique des systèmes de production, démarche RSE, etc. Centré sur la reconnaissance d’une double compétence, ce mastère spécialisé® s’organise en 4 blocs de compétences :

3 blocs autour du Pilotage et le management d’entreprises adaptés aux spécificités et enjeux de la filière vin et spiritueux (70 %)

  • Bloc 1 : Comment conduire une stratégie durable et responsable d’un domaine viticole vin ou spiritueux
  • Bloc 3 : Consolider la rentabilité et la performance commerciale et marketing d’un domaine vin ou spiritueux
  • Bloc 4 : Piloter dans une démarche durable et/ou RSE les ressources humaines et financières d’un domaine vin et spiritueux

1 bloc autour du Management technique (30 %) 

  • Bloc 2 :
    – Manager la conduite technique d’un domaine viticole vers la transition agro-écologique : méthodes d’expertises techniques en viticulture et œnologie
    – Méthodes d’expertises techniques en viticulture, œnologie et distillation

Méthode pédagogique

La pédagogie, active, s’articule autour de mises en situation réelles, d’études de cas et la rencontre d’acteurs du secteur vins et spiritueux :

  • 3 audits de domaines viticoles de la région Nouvelle-Aquitaine (Bassin bordelais, Bassin Charente-Cognac, Dordogne) : audit rentabilité et performances commerciales et marketing, audit RH et financier, audit technique et stratégique
  • Dégustations
  • Visites de propriétés et rencontres de professionnels de la filière vins et spiritueux
  • Les intervenants sont des experts reconnus, en prise directe avec le terrain et les derniers enjeux, recherches et innovations dans leur domaine

Public visé et rythme pédagogique

La variété et la complémentarité des profils est un autre atout du Mastère spécialisé®.

Français ou internationaux, issus de parcours techniques, commerciaux ou de gestion, créant ainsi chaque année un groupe diversifié d’une vingtaine de personnes qui bénéficie de la synergie de ces différents parcours. les stagiaires de la formation sont :

  • des professionnels expérimentés du secteur viti-vinicole voulant évoluer vers des postes de dirigeant ( direction générale, cadre dirigeant ) ;
  • des profils hors secteur viti-vinicole, ayant un projet de reconversion dans ce secteur (reprise d’exploitation familiale ou rachat de propriété) ;
  • des étudiants en poursuite d’étude (profils technique ou commerciaux), ayant un projet de reprise d’exploitation familiale.

Pour les candidats connaissant peu la filière, une remise à niveau préalable commence chaque année début septembre (enseignements & stage de vinification).

En 1 an, 2 ans ou par bloc de compétences, 3 rythmes sont proposés :

  • Format classique sur 12 mois : 6,5 mois d’enseignement à temps plein sur site, suivis de 5,5 mois de stage en entreprise
  • Format en alternance sur 24 mois pour les professionnels en activité ou en contrat de professionnalisation
  • Format à son rythme ou selon ses besoins : La validation de chaque bloc de compétences constitutif du diplôme donne lieu à une certification de bloc de compétences.

La validation de l’ensemble des blocs complétée d’un stage en entreprise de 6 mois, se traduisant par la présentation d’une thèse professionnelle, permet l’obtention du diplôme mastère spécialisé® Manager Dirigeant de domaines viticoles

À noter : Le mastère spécialisé® et chacun des blocs de compétences sont inscrits au RNCP et éligible au CPF (Compte Personnel de Formation).
Code RNCP 38120

Tarifs et financement

modalité tarifs
Manager dirigeant de domaines viticoles à temps plein sans remise à niveau 1 an 11 000 €
Manager dirigeant de domaines viticoles sur 2 ans sans remise à niveau 2 ans 12 750 €
Manager dirigeant de domaines viticoles à temps plein avec remise à niveau 1 an 11 800 €
Manager dirigeant de domaines viticoles  sur 2 ans avec remise à niveau 2 ans 13 550 €

Présentation des moyens de financement

Modalité d’accès

Être titulaire de l’un des diplômes suivants :
  • Titre d’ingénieur diplômé conférant le grade de master (formations évaluées par la Commission des titres d’ingénieur, liste publiée au journal officiel)
  • Diplôme d’une école de management, privée ou consulaire, conférant le grade de master (formations évaluées par la CEFDG, liste publiée au bulletin officiel du MESRE)
  • Diplôme de 3ème cycle habilité par les autorités universitaires (Diplôme national de master, DEA,  DESS…) ou diplôme professionnel de niveau bac+ 5
  • Diplôme ou attestation de validation d’un niveau équivalent M1 pour des candidats ayant au moins trois ans d’expérience professionnelle en lien avec la formation visée
  • Une attestation d’équivalence peut être exigée par l’école afin de garantir la validation du niveau M1 et/ou l’acquisition des 240 crédits ECTS correspondants
  • Titre inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) niveau 7 (ancienne nomenclature niveau I)
  • Diplôme étranger équivalent aux diplômes français exigés ci-dessus

Dans la limite de 40 % maximum de l’effectif de la promotion suivant la formation mastère spécialisé®, sont recevables, après une procédure de Validation des acquis personnels et professionnels (VAPP), les candidatures de personnes justifiant a minima de 5 années d’expérience professionnelle pour lesquelles les activités exercées ont un lien avéré avec les compétences professionnelles visées par la formation (hors stage, césure, cursus initial en alternance).

La formation est également accessible par la voie de la VAE (Validation des acquis de l’expérience). En savoir + 

Par dérogation pour 30 % maximum de l’effectif suivant la formation mastère spécialisé®, sont recevables les candidatures des personnes titulaires d’un des diplômes suivants :

  • Niveau M1 validé ou équivalent sans expérience professionnelle
  • Diplôme de L3 justifiant d’une expérience adaptée de 3 ans minimum

Vous n’avez pas de compétence technique viti-oeno ?
Un séminaire de remise à niveau de 6 semaines (1 semaine d’enseignement + 5 semaines de stage de vinification) est requis. Dates : septembre-octobre de chaque année

Dates-clés

Dépôt du dossier de candidature : à partir de janvier

En cas de recherche de financement, un dépôt au plus tard en avril/mai est conseillé.

  • Sélection : sur dossier et entretien
  • Rentrée de la formation : mi-octobre ou début septembre si le stagiaire est orienté vers la remise à niveau technique

Contacts

Hélène Bélaÿ-Samie

Émilie Defaye

  • Gestionnaire de la formation (inscription et suivi pédagogique) Conseil financements
  • 05 57 35 07 27
  • formco@agro-bordeaux.fr

Témoignages

Karin Reyes 
“Grâce à cette formation, nous avons pu anticiper certaines difficultés et identifier les b (...)”

Karin Reyes  - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2015

Mathieu Eyheramouno
“Le mastère forme aussi de futurs repreneurs d’exploitations. ”

Mathieu Eyheramouno - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2021

Stéphane Apelbaum
“Cette formation m’a apporté la crédibilité que j’ai aujourd’hui. ”

Stéphane Apelbaum - Mastère spécialisé® Manager dirigeant de domaines viticoles : Promo 2011